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Tu n’es pas seule…

L’air était difficile à respirer. Je fermai les yeux et me forçai à prendre une profonde inspiration, longue et contrôlée. Avec les yeux fermés, je ne pouvais pas échapper au son fort de mon coeur qui battait trop vite.

C’était inutile. Je devais sortir.

Le calme dans ma chambre m’étouffait. Contrairement à toutes les autres pièces de la maison qui étaient pleines de vie. Mon frère et ma sœur avaient des amis et leurs rires insouciants résonnaient dans toute la maison. Les entendre m’a fait me sentir plus seule que jamais. Dommage que fuir les problèmes n’était pas aussi facile que de fuir ma maison.

Mais je devais sortir.

Sans véritable plan, je me suis glissée hors de la maison, dans la nuit. La plage était à cinq minutes à pied de ma maison. J’y allais souvent pour des promenades interminables où mes pensées pouvaient vagabonder librement. Mes pensées en question, n’étaient jamais trop sérieuses – elles ressemblaient plus à des rêveries. Mais cette nuit était différente. Un lourd nuage de tristesse s’abattait sur mes pensées, et je ne pouvais tout simplement pas y échapper.

Cette tristesse s’est glissée en moi si lentement qu’elle m’a prise par surprise. Une dépression silencieuse provoquée par la solitude. Solitaire parce que je ne me sentais pas à ma place parmi ceux qui étaient mes amis. D’ailleurs, pour être acceptée parmi eux, il fallait que j’aille aux mêmes soirées, que je ris des mêmes blagues et que j’ai le même style de vie que le leur. Un mode de vie où il fallait boire de l’alcool et consommer de la drogue.

Photo by Medsile via Iwaria

« Y a-t-il quelqu’un dans mon lycée qui n’a pas à ce style de vie? » pensais-je à haute voix.

Alors que je marchais, le battement de mon cœur ralentit et je m’arrêtai pour regarder l’océan. L’eau était calme. Au fond de mon coeur, je ressentais une profonde solitude.  À ce moment-là, au fond de moi, j’ai entendu comme une voix douce, telle un murmure.

« Tu n’es pas seule. »

Une larme est tombée sur ma joue. Personne ne m’a dit de faire ce que j’ai fait ensuite. Je voulais juste désespérément combler ce vide douloureux dans mon cœur. En regardant le ciel, j’ai parlé à Dieu. Je me suis confiée.

« Seigneur, ce monde, la nature autour de moi, crie de ton existence. Je crois en Jésus, je sais qu’il est réel et qu’il a dû se sentir plus seul et encore moins à sa place que moi. Je suis tellement désolée de vivre selon ce que les gens attendent autour de moi. Mais que faire? Seigneur, s’il te plait…Je veux abandonner cette vie qui te déplait et je veux que tu combles ce vide qu’il y’a dans mon coeur ».

Je m’arrêtai, réalisant qu’en quelques secondes, j’avais fait une demande décisive. Je ressentais soudainement une paix inexplicable dans mon coeur. Une paix telle que celle qui fait que les océans s’apaisent. Il m’a fallu 17 ans pour réaliser qu’il y avait quelque chose qui manquait dans ma vie, et en quelques secondes de prière, mon coeur avait été comblé par l’amour de Dieu.

Dans la Bible, il est dit « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! » (Luc 6:20). Pour moi, c’est devenu une réalité douloureuse que j’étais pauvre d’esprit. Les choses qui entouraient ma vie ne se limitaient pas à rien, mais elles me déprimaient au point que je voulais m’enfuir.

Qu’y a t-il d’autre ?

Quand vous courez ou vous vous détournez de quelque chose, où courez-vous? Jésus dit clairement qu’il faut consentir à un sacrifice pour entrer dans le royaume de Dieu.

Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. (Matthieu 19:21-24).

Pour moi, ce « sacrifice »- mon voeu à l’Eternel- était de laisser tomber ce style de vie qui m’abaissait lentement. Dieu comblait ce changement avec un amour débordant qui ne pouvait être rempli par aucune autre personne ou autre chose. Je ne savais pas que Dieu me préparait à rencontrer des amis qui comprenaient les véritables richesses de son royaume et pour qui le suivre fidèlement, signifiait marcher sur de nouvelles voies qui mènent aux désirs de son cœur.

Comment pourrais-je savoir?

« … mais cherchez d’abord son royaume et sa justice, et toutes ces choses vous seront données » (Matthieu 6:33).

Il était minuit passé quand je suis retournée tranquillement à la maison puis dans ma chambre. Un sentiment de paix avait soudainement envahi cette pièce pour remplacer la tristesse qui y régnait auparavant. Lorsque mes yeux devinrent lourds de fatigue, je m’endormis finalement en paix, sachant que je n’était pas seule.

Sarah Hamilton

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